• Guy de Maupassant

     Le maître de la nouvelle naturaliste

      Né en 185 Guy de Maupassant0 au château de Miremesnil ( Tourville-sur-Arques), Guy de Maupassant est un écrivain Français.

      Son œuvre appartient aux mouvements littéraires Réaliste et Naturaliste.Ils est considéré comme le fils spirituel de Gustave Flaubert, un ami de sa famille. Celui-ci lui fait découvrir très tôt les œuvres d'Alphonse Daudet, de Joris Karl Huysmans ou encore d’Émile Zola, ces œuvres influenceront son style.

      Ayant passé une partie de sa jeunesse en Normandie, cette région sera le lieu de nombreuses de ses œuvres, évoquant la vie des paysans normands, des petits bourgeois, narrant des aventures amoureuses ou les hallucinations de la folie. Sa première nouvelle  Boule-de-Suif contribuera largement au succès du recueil Les Soirées de Médan (1880). Ce recueil, considéré comme le manifeste du Naturalisme, est inspiré des Soirées naturalistes de Médan organisées par Zola et auxquelles Maupassant participe.

      Maître incontesté de la nouvelle, Maupassant recherche sans-cesse une "vision plus complète, plus saisissante, plus probante que la réalité même"; il sait, à travers un style simple et précis, créer d'authentiques personnages inoubliables. Il est à noter que Maupassant est l'auteur de plus de trois cents nouvelles,  appelées parfois Contes, et de six romans parmi lesquels Une Vie (1883) Bel-Ami (1885) et Pierre et Jean (1888). Il connaîtra le succès et sera reconnu de son vivant. Beaucoup de ses œuvres sont adaptées au cinéma.

      Ses hallucinations, dues à la syphilis, l'inspireront dans l'écriture du Horla, mais la maladie le conduira à l'asile où il meurt, en 1893, à Paris (après un an et demi d'internement).


  • Alexandre Dumas

    Le Mousquetaire de la plume

    Alexandre Dumas     Alexandre Dumas, né le 24 juillet 1802 à Villers-Cotterêts (Aisne), est un écrivain français . «Je suis lié à Villers-Cotterets, petite ville du département de l'Aisne, située sur la route de Paris à Laon, à deux cents pas de la rue de la Noue, où mourut Demoustiers, à deux lieues de la Ferté-Milon, où naquit Racine, et à sept lieues de Château-Thierry, où naquit la Fontaine.»

            Orphelin de son père, Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie, à quatre ans, il doit très tôt gagner sa vie. Il a cependant pu recevoir les bases de l'instruction primaire au collège de l'abbé Grégoire à Villers-Cotterêts. À treize ans, le petit Alexandre ne sait presque rien, cependant, sa calligraphie est exceptionnelle. Il est engagé comme coursier dans une étude de notaire, celle de maître Mennesson.

          Un soir il se rend au théâtre où se joue la tragédie Hamelet, le spectacle le bouleverse, il a trouvé sa vocation: il sera auteur de théâtre.

          En 1822, Dumas part à Paris avec 53 francs en poche, pour échapper à la pauvreté, et aux racisme dont il est victime (il est mulâtre). Là-bas, il trouve une place de clerc de notaire et découvre la Comédie-Française. L'année suivante, grâce à la protection du général Foy, il travaille dans les bureaux du secrétariat du duc d'Orléans et peut enfin faire venir sa mère à Paris.

         En dehors de ses heures de travail, Alexandre lit beaucoup pour combler ses lacunes. Il lit des pièces de Racine, de Shakespeare, ou encore les romans historiques de Walter Scott. Ces lectures l’enthousiasment et le confortent dans son désir de devenir écrivain. Il dévore l'Histoire de France, ce sera là le creuset fécond de ses romans à venir.

         Alexandre fera la connaissance d'Adolphe de Leuven qui l'initiera à la poésie moderne. Ils auront également l'occasion d'écrire ensemble des vaudevilles, dont les premiers seront tous refusés. En 1824, Dumas se remet au vaudeville avec de Leuven et La Chasse et l'Amour connaît un grand succès. C'est la période où Dumas découvre les «Romantiques» et va beaucoup au théâtre.

         Il écrit son premier drame historique, Henri III et sa cour en 1828. Bien que qualifiée de «scandale en prose», la pièce présentée à la Comédie-Française connaît un énorme succès.

        Il passe ensuite aux romans-feuilletons dont le succès est tel qu'il est payé 3 francs la ligne (alors que les pigistes sont payés 30 sous la ligne). C'est un auteur prolifique, avec l'aide notoire de «nègres», et en particulier d'Auguste Maquet, qui a participé à la plupart de ses réalisations. Il signe des grandes fresques historiques telles que la trilogie Les Trois Mousquetaires (1844), Vingt ans après (1845), Le Vicomte de Bragelonne (1847), ou encore Le Comte de Monte-Cristo (1844 -1846) et La Reine Margot (1845).

        En 1852, il s’exile momentanément, comme Victor Hugo, pour protester contre le coup d’État de Napoléon III, et en 1860, il vend ses biens pour acheter des armes pour l’armée de Garibaldi. Ces énormes investissements disperseront sa fortune.

        Dumas ne ralentit pas pour autant sa production littéraire. Fin gourmet, il est même l'auteur d'un Grand dictionnaire de cuisine.«Alexandre Dumas partageait son temps, comme d'habitude, entre la littérature et la cuisine; lorsqu'il ne faisait pas sauter un roman, il faisait sauter des petits oignons.»

        En septembre 1870, après un accident vasculaire qui le laisse à demi paralysé, Dumas s'installe dans la villa de son fils à Puys, quartier balnéaire de Dieppe. Il y meurt le 5 décembre 1870. Sa dépouille est transférée au Panthéon le 30 novembre 2002, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance